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15/08/2015

Escale du livre

Il y a, à Bordeaux, en avril, un Festival des créations littéraires...

Du 10 ou 12 avril 2015, ce salon accueillait "la plupart des écrivains actuels, d'Erri de Luca à Lyonel Trouillot". Vous ne les connaissez pas ? Moi non plus...

Et surtout il met en valeur le vivier des éditeurs de la région Aquitaine : William Blake and co, Le Castor astral, Finitudes, L'Arbre vengeur, Confluences, Monsieur Toussaint Louverture, Mirobole... Vous ne les connaissez pas ? Moi non plus...

Ces éditeurs ont tous une bonne raison (différente) d'exercer à Bordeaux, dont celle que la ville est l'une des plus agréables de France, mais aucun n'arrive à vivre de cette activité. Ah les braves gens (je ne plaisante pas) : après les écrivains bénévoles, les éditeurs bénévoles !

C'est rassurant que des gens se dévouent ainsi aux livres. Mais que nous, lecteurs potentiels, sommes ingrats ! Rien qu'à lire Proust chez Gallimard ou Marc Lévy chez j'sais pas qui... Alors qu'il faudrait faire vivre ces passionnés et ces esthètes, qui ont privilégié la vie douce devant les paysages de Mauriac !

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06/08/2015

La lecture, c'est l'aventure (V) : le passeur de mots

Timothée Laine est passeur de mots.

"Mon obsession, c'est la relation entre la parole et l'écrit. Quand on ouvre un livre, on n'y trouve pas seulement des traces noires sur une page blanche. Il s'agit aussi de sentir la vitalité de l'auteur, son énergie vitale. Ce n'est pas seulement un travail visuel qu'il faut faire, c'est un travail pour entendre le souffle de l'auteur, son cœur qui bat".

Il propose des récitals de voix parlée intitulés "Épopée du poème, épopée du public", à partir de plus de 200 textes mémorisés (un peu comme Fabrice Lucchini, je suppose).

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"Les textes, c'est notre capital, notre patrimoine. Certaines personnes ne savent pas que ça leur appartient, que c'est leur richesse. C'est comme si on réservait cette richesse à une élite. Il est important de dire aux gens : Vous pouvez vous l'approprier".

Source : Le journal des activités sociales de l'énergie (juillet-août 2015).

 

05/08/2015

La lecture, c'est l'aventure (IV) : lire et écrire

Mais écrire, c'est aussi l'aventure.

Voici le témoignage de Jean-Philippe B., extrait du Journal des activités sociales de l'énergie (juillet-août 2015) :

"J'écris des nouvelles. L'atelier d'écriture m'a permis de me vider la tête, de revoir aussi mon français, de mettre les mots au bon endroit, au bon moment.

J'avais dans la tête des histoires d'enfance et je ne savais pas comment les partager. Les mettre sur papier m'a permis de libérer de l'espace dans ma tête, même si ça peut paraître un peu bizarre. J'ai par exemple écrit sur un moment fabuleux que j'ai vécu avec mon grand-père. Il était forain, on est parti ensemble pendant deux mois, j'ai vécu une liberté presque totale, alors que j'avais à peine dix ans. J'étais aussi avec mes cousins qui m'emmenaient dans des aventures extraordinaires. Ça a été un moment très agréable de revivre tout ça.

Le problème des paroles, c'est qu'elles s'envolent, il n'en reste rien après. Écrire m'a apporté une certaine tranquillité.

Et plus d'ouverture : je lis les livres différemment, j'ai plus de sensibilité sur le travail d'écriture des autres. Et j'ai beaucoup plus d'imagination. C'est un vrai plaisir, ça m'amuse et ça me plaît".

N'est-ce pas une merveilleuse revanche sur le temps qui fout le camp, sur l'individualisme et le mercantilisme exacerbés, sur la mondialisation uniformisatrice, sur la technologie aveugle et accaparante ?

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On prend un stylo, une feuille et on vide sa tête (et son cœur), c'est tout simple.