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28/05/2018

"L'encre dans le sang" (Michèle Maurois) : réponse à la devinette

La réponse la plus facile concernait le statut de ces écrivains : tous, sauf Michèle Maurois, étaient Académiciens français ; oui, même Dominique Bona, qui a surtout écrit des biographies ou plutôt d’excellents récits de la vie sentimentale de Romain Gary, Berthe Morisot, Paul Valéry et… André Maurois !

Ensuite, quel est donc le lien entre ces personnages ? Eh bien, outre que Michèle Maurois était naturellement la fille de son père, elle était aussi la belle-fille de Simone, née Arman de Caillavet et la petite-fille par alliance de Gaston Arman de Caillavet, célèbre auteur, avec Robert de Flers, de comédies de boulevard à la Belle Époque. Gaston, quant à lui, était le fils de Léontine Arman, née Lippmann et égérie d’Anatole France. 

Procédons donc à rebours : Anatole France, ce monument de la littérature française, Prix Nobel, était l’amant de Léontine, dont il fréquentait assidûment le salon, cette Léonine qui était l'arrière-grand-mère par alliance de la fille d’André Maurois,

Allons plus loin : l’épouse de Gaston Arman de Caillavet, Jeanne Pouquet, grand-mère par alliance de Michèle Maurois, a été courtisée par Marcel Proust, dont elle s’est d’ailleurs moqué tant et plus. Quant à Gaston, il a eu pour gendre posthume André Maurois, industriel défroqué, Alsacien patriote (pléonasme ?), anglophone et anglophile, écrivain, historien, essayiste (lire son « Art de vivre » !) et biographe émérite. À ce dernier titre écrivit « À la recherche de Marcel Proust » !

Enfin, quel est donc le livre absent de mon billet, le chaînon manquant ? C’est « Le lys rouge », roman dans lequel Anatole France raconte sa liaison avec Léontine, pendant du roman d’André Maurois, « Les roses de septembre », qui est le récit à peine dissimulé de sa passion foudroyante et tardive pour une superbe danseuse sud-américaine.

Ainsi donc, par une « transformation conforme », comme disent les mathématiciens, pourrais-je sans mal réorganiser ma bibliothèque à la façon Warburg en mettant côte à côte ces auteurs et ces livres, sous les thèmes croisés de l’excellence littéraire, de l’autobiographie, de la biographie, de la société de la première moitié du XXème siècle et de… l’adultère.

25/05/2018

"L'encre dans le sang" (Michèle Maurois) : devinette

Dans ma bibliothèque – la « librairie » de Montaigne... – les livres sont rangés par ordre alphabétique des auteurs. En haut à droite se trouve André Maurois, avec en particulier « Les roses de septembre » ; dans l’ombre de son père, bien sûr, Michèle Maurois avec « L’encre dans le sang » ; de l’autre côté, sur la gauche, on trouve Anatole France, avec « La rôtisserie de la Reine Pédauque », « Les dieux ont soif » et la tétralogie « Histoire contemporaine » ; et tout en haut à gauche, « Il n’y a qu’un amour » de Dominique Bona.

Ce coup d’œil n’est pas anodin ! Il y a beaucoup à dire sur ces auteurs, ces livres et sur leurs liens…

Je vois tout de suite trois questions à vous poser, chers lecteurs : 

D’abord, quel est le point commun – quant au statut – entre ces écrivains (sauf un) ? 

Ensuite quel est le point commun – quant à l’histoire sentimentale personnelle – entre ces écrivains ? 

Enfin, et corrélativement, quel est le livre qui manque, celui que je n’ai pas cité et qui pourtant est le pendant de celui d’André Maurois, si l’on peut dire ?

04/02/2018

Elle me manquait trop, me revoici !

Elle me manquait trop, depuis cet adieu de décembre 2017...

Tant de semaines de silence, tant de belles choses lues sans pouvoir en parler...

Et ces fidèles - oh, peu nombreux... et surtout d'Amérique du Nord - qui bon an mal an faisaient que la fréquentation du blogue n'était jamais nulle...

Elle m'a tellement manqué qu'aujourd'hui, je reprends mon stylo et mes imagettes pour prolonger l'échange.

Je serai peut-être plus bref, j'écrirai peut-être moins régulièrement et moins fréquemment mais... me revoici !

Elle m'a tellement manqué que je replonge avec délice ; qui est-elle ?