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05/08/2017

Devinette d'août

Dans mon billet du 2 août 2017, je vous invitais à admirer un lieu magique à travers deux photographies personnelles.

Quel est donc ce lieu ?

Pouvez-vous en dire quelques mots ?

29/04/2017

Retour en France : le château de Saint Saturnin

De même que la littérature, les belles demeures et les châteaux font partie de notre patrimoine, et doivent être bien sûr visités et célébrés mais aussi préservés, voire sauvés des outrages du temps et des hommes. 

Vous venez de dépasser Clermont-Ferrand sur l’autoroute A75, direction Montpellier – c’est souvent la route des vacances – et, sur la droite, vous apercevez la sortie 5 (Aydat). Prenez-la et suivez les pancartes Saint-Amant Tallende ; vous allez vite arriver à Saint Saturnin (attention aux GPS : il y a 13 Saint Saturnin en France métropolitaine) ; traversez le village en ayant un œil sur votre gauche…

Tout à coup, une rue à gauche, en épingle à cheveux et à cet embranchement, un long mur et un portail ; garez-vous prudemment, à l’envers, dans cette fausse impasse et regardez. 

IMG_6195.jpgDevant vous se dresse un imposant et magnifique château du XIIIème siècle, le château de Saint Saturnin, et sur sa gauche, l’église du village.

 

IMG_6139.jpg 

Ce château-fort doté d'un corps de logis fut construit au XIIIème siècle par la famille de la Tour d'Auvergne. Ses agrandissements et embellissements successifs, et la création de jardins aux XVIème et XVIIème siècles aujourd’hui restaurés en font une demeure seigneuriale imposante et élégante.

Les propriétaires actuels, Emmanuel et Christine Pénicaud, se sont lancés il y a dix ans dans le projet fou de redonner vie au château et de le restaurer progressivement, en s’appuyant sur la dynamique opérée depuis 1987 par leurs prédécesseurs et dans le cadre d’une « gestion désintéressée ». Il est touchant de les entendre dire que « leur vie n'y suffira pas... » ; ils se placent en continuateurs, en acteurs éclairés et en transmetteurs.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter leur superbe site internet http://www.chateaudesaintsaturnin.com/fr/chateau-saint-sa... et regarder l’émission « Des racines et des ailes » diffusée en octobre 2016 par France Télévisions. 

Aujourd’hui, l’étape à franchir est le sauvetage de la Tour des Reines qui se meurt peu à peu depuis le démontage par Richelieu en 1633, de son couronnement et de sa terrasse (cerclée sur la photo ci-dessous).

Château de St Saturnin.jpg 

Le couronnement crénelé – 2,20 m de haut et 40 cm d'épaisseur sur 43 mètres de circonférence –, a disparu ! La terrasse d'origine aussi ! La sortie de l'escalier des gardes a été modifiée. La corniche est toute déchaussée et il n'y a plus de fenêtre à la chambre de la Reine Margot ! 

La réduction progressive des subventions et l'ampleur de ce chantier estimé à 354000 €, les amènent à lancer aujourd'hui, pour la première fois, une campagne de financement participatif.

Alors, une fois n’est pas coutume dans ce blogue, voici une réclame pour cette initiative culturelle, patrimoniale et désintéressée, sous forme d’un lien avec le site

Financement participatif Saint Saturnin

dans lequel on peut contribuer à sauver la Tour des Reines.

Et pour mes lecteurs hors de métropole maintenant, n’hésitez pas à venir voir le château lors de votre prochain séjour en France, à le visiter et, pourquoi pas à y passer une nuit – une nuit de l’ancien temps avec tout le confort d’aujourd’hui.

06/04/2017

Parler français sur les chantiers III

Mes lecteurs me pardonneront, j’en suis sûr, de revenir une deuxième fois sur la fameuse Clause Molière qui, imposée dans les marchés publics, vise à exiger une connaissance minimale du français de la part des ouvriers qui travaillent sur les chantiers de nos villes et campagnes, pour des raisons de sécurité (inutile d’imposer des normes et de bannir des pratiques dangereuses si les principaux intéressés ne les comprennent pas et ne peuvent pas les appliquer).

Et j’y reviens parce que je suis tombé sur un article de Guy Konopnicki intitulé « En pierre de Molière » dans le Marianne du 17 mars 2017. Il n’est pas précisément de mon avis mais l’objectivité m’oblige à mentionner ses arguments, qui sont intéressants.

Molière.jpgEn guise d’introduction, le journaliste ironise sur la « francitude » de Molière, argument facile : « Molière était le protégé d’un roi de France né de mère espagnole, affublée d’un titre d’Autriche. La scène se passait à Versailles, où l’on érigeait alors moult édifices, en faisant venir des ouvriers parlant les divers idiomes des provinces et même des langues parlées au-delà des Alpes ». Et alors, comme dirait l’autre ? À cette époque-là, ni les États-Unis ni l’Union européenne n’existaient, la France dominait l’Europe et attirait les meilleurs ouvriers d’art, qui ne devaient pas tarder à apprendre notre langue (je le suppose).

Ensuite, c’est rare de sa part, notre pourfendeur de toute mesure protectionniste, assène un argument fallacieux, selon lequel les régions et les départements pratiquant la Clause Molière ne privilégieraient que les entreprises françaises… Et alors ? Qu’est-ce qui empêche n’importe quelle entreprise, française ou non, d’employer des ouvriers parlant français ?

Puis, glissement sémantique, Guy Konopnicki ne parle plus que d’obligation faite à des travailleurs d’être « aptes à la lecture des consignes de sécurité ». Cela change tout ! N’étant bilingue ni en anglais ni en allemand, je m’estime personnellement parfaitement capable de « lire » des consignes de sécurité dans ces deux langues, et même, en m’appliquant un peu, en espagnol ou en italien, voire en roumain !

Perfide, notre journaliste demande si, actuellement, les chantiers publics ou non, mettent en danger la vie d’ouvriers qui ne peuvent pas lire les consignes. Sans commentaire… Et de se demander « comment les Italiens, les Portugais, les Polonais ont pu survivre aux métiers qu’ils exercent en France depuis plus d’un siècle » (NDLR. J’en ai connu quelques-uns, ils parlaient tous le français…).

De fil en aiguille, il en vient à se demander s’il s’agit de privilégier les travailleurs étrangers issus de pays membres de l’Organisation internationale de la francophonie, donc « essentiellement ceux du Maghreb et de l’Afrique noire, auxquels il conviendrait d’ajouter les réfugiés de Syrie ». (NDLR. J’ai entendu très peu de réfugiés syriens dans les médias s’exprimer en français… Et l’on sait que la présence de la France et l’enseignement de sa langue en Syrie régressent depuis longtemps).

À la suite de quoi, à partir d’un argument que je n’ai pas compris : « Les entreprises françaises bénéficiant d’une priorité, au nom d’une clause de langue, ne peuvent reprendre le même critère pour embaucher leurs ouvriers », l’article devient politique (affrontement élus régionaux de droite / gouvernement de gauche). C’est donc ici que s’arrête mon billet.