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06/05/2026

Les écrivains et la langue : clin d'œil

J’ai lu – et je l’avais signalé dans un de mes billets – que Jean Giono, dans je ne sais plus quel roman, avait commis le pléonasme « au jour d’aujourd’hui » ; c’était dans les années 50 sans doute... Ce fut à la mode dans les années 2000, j’ai la faiblesse de penser que cette lourdeur inutile tend à disparaître.

Et je viens de découvrir, sous la plume de Pierre Kyria, en 1980, dans son roman « L’heure froide », l’irritant « du coup », au lieu de « donc », « en conséquence » ou autre (page 130 de l’édition France Loisirs). J’ai eu des étudiants qui, sans raison autre que le trac ou l’impréparation, commençaient systématiquement leur exposé par « Du coup »...

J’ai trouvé dans le réseau social LinkedIn ce petit tableau « rageur », qui montre bien que les équivalents corrects ne manquent pas :

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Autre citation, autre écrivain, et non des moindres : (Gabrielle Sidonie Colette). Dans « Claudine à Paris » (1901), je lis « J’avais neuf ans et papa m’apportait à Paris, avec lui » (page 25 de l’édition Albin Michel de 1950). Mais, page 35, peut-être se reprend-elle : « Papa, que j’ai orienté sur ma tante Cœur, exprime les jours suivants des velléités de m’emmener chez elle en visite ». Page 37, rechute, si j’ose dire : « Ma pauvre petite Luce sans consistance, trop méchante pour être bonne, trop lâche pour être méchante, je ne pouvais pourtant pas t’apporter avec moi ! ». Et un peu plus bas : « L’homme qui m’emmènera définitivement »...

Comme quoi ces écarts au français « correct », « direct » et « sobre » ne datent pas d’hier !

Ce petit billet d’humeur est sans aucun doute à compléter. Il le sera au gré de mes trouvailles. Entre autres grâce au groupe « Le français, c’est classe » (H. Mignard) et les billets de Floriane Z. dans LinkedIn.

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